Julie de Colette Hoornaert

Hello, j’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, je vous parle du roman : « Julie » de Colette Hoornaert.

Résumé

Il s’agit d’une fresque familiale où un personnage extraordinaire – un aventurier qui quitte sa femme pour la Nouvelle Calédonie à l’âge de 39 ans pour la retrouver 40 ans plus tard – constitue le fil rouge du destin de plusieurs familles vivant aux XIXe et XXe siècles entre la Belgique et le Nord de la France. Colette Hoornaert s’intéresse particulièrement au rôle des femmes dans les campagnes françaises et à la place que les communautés rurales leur réservent. Une trilogie dont le premier volume s’intitule Julie.

Après de minutieuses recherches et d’enquêtes sur le terrain, Colette Hoornaert a su rendre avec justesse et poésie l’atmosphère des lieux et des paysages qui ont accompagné les vies de Julie et de ses proches. Avec une écriture simple mais efficace, elle nous propose ce magnifique premier roman chargé d’émotions, authentique, haletant et qui devrait résonner avec les légendes familiales de nombreux lecteurs aux origines rurales…

Colette Hoornaert est une écrivaine originaire du Nord de la France, à la frontière de la Belgique. Sa vie d’adulte débute à Nancy, puis à la trentaine elle quitte la Lorraine pour se fixer en Auvergne, à l’orée des monts du Forez. Elle y vit toujours…

Mon avis

Au cours du 19e siècle, dans le Nord de la France, la vie des paysannes est difficile, notamment pour s’imposer dans une société où l’homme prend beaucoup de place. Après une dure journée de travail, Julie rentre enfin chez elle. Elle reçoit de la visite, celle d’un homme. Henri. En le voyant, elle revoit défiler toute sa vie ainsi que celle de sa mère. Pourquoi est-il revenu ?

« Julie » c’est dans un premier temps l’histoire de Joséphine (la mère de Julie) qui commence le jour de son mariage. Dans la seconde partie, on découvre celle de Julie le jour de sa naissance, au fil des pages on découvre sa vie d’épouse, de femme et de mère. J’ai beaucoup aimé découvrir leurs histoires, d’en apprendre davantage sur les conditions de vie à cette période. Une époque où les enfants apprenaient le métier de leurs parents pour continuer à travailler sur les terres de la famille. Un héritage de génération en génération. Une époque où la seule occasion de revoir les membres de sa famille éloignées étaient les « grands évènements » : une naissance, un mariage, un enterrement.

Julie dépeint les conditions de la femme : le quotidien consacré aux travails et à l’éducation des enfants, l’école qui n’est pratiquement pas accessible aux filles, les difficultés liées aux grossesses, les femmes mortes en couches, les bébés qui ne survivaient pas à la naissance ou encore les enfants qui ne passaient pas la petite enfance.

L’autrice aborde une époque difficile pour les femmes, une vie sans repos. Elle nous offre le portrait de femmes fortes sur plusieurs générations qui surmontent à elles seules des tas de choses.

Les personnages sont bien écrits, on s’attache facilement à chaque personnage. J’ai beaucoup aimé Josephine, Elise, Julie ou encore Baptiste.

La plume de l’autrice est fluide et très bien écrite. L’histoire est très prenante et vous prend aux tripes jusqu’au bout. On s’imagine facilement l’histoire et ferait un très bon film sur les conditions de la femme au cours du 19e siècle. De plus, on peut voir que l’autrice a effectué beaucoup de recherches pour que son récit soit la plus fidèle possible à la réalité de cette époque.

J’ai d’ailleurs réalisé un référentiel (dans le cadre de mes cours de bibliothécaire) sur la place de la femme dans la société et j’y ajoute ce livre sans hésiter ! Une vraie pépite !

Je remercie les éditions Coryphène pour l’envoi de ce livre en Sp.

Citations

« C’était il n’y a pas si longtemps. Ils manquaient de tout. Ils se réjouissaient d’un rien… »

« Le moment des adieux venu, familles et amis se quittent avec un peu de regret. Réchauffés par le vin et l’alcool de pays, légèrement alourdis de délices engloutis, ils repartent chez eux gais et joyeux en espérant se revoir bientôt pour une aussi belle fête. »

« Les mois se succèdent lourds et douloureux. La famille, pensant bien faire, respecte son chagrin mais aussi la maintient dans un climat de tristesse. La période de deuil est terminée, mais il serait indécent de reprendre goût à la vie un peu trop vite, juste le droit de faire semblant d’être heureuse pour la pauvre petit qui ne comprend pas et n’a pas de chance. »

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